RappoRt Annuel Annual RepoRt 2007

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Rapport annuelAnnual report2007

SommaireSummaryÉditorial1Editorial1LES PROGRAMMESTadjikistanSri LankaBurundiVietnamPhilippinesLibanSoudan / UNOPSSoudan / SIMASLaosMozambiqueAngolaRépublique Démocratique du Congo (RDC)4THE PROGRAMMESTajikistanSri LankaBurundiVietnamPhilippinesLebanonSudan / UNOPSSudan / SIMASLaosMozambiqueAngolaDemocratic Republic of the Congo (DRC)4RAPPORT DE PERFORMANCE26PERFORMANCE REPORT26LES éTATS FINANCIERS32FINANCIAL STATEMENTS32RAPPORT DE L’ORGANE DE CONTRÔLE42AUDITOR’S REPORT42L’ÉQUIPE FSD43THE FSD TEAM43Crédits photographiques Photographic creditsFondation Suisse de Déminage, Swiss Foundation for Mine ActionDidier PerardelCouverture, Cover: Marcus RhinelanderCréation graphique Graphic designPascal CavinImpression PrintQuintesens, ATAR, GenèveNombre d’exemplaires number of copies2’500 FSD, 2008

éditorialEn 2007, pour son 10e anniversaire, la FSD a connu une annéed’intense activité avec des opérations de lutte contre les mines trèsefficaces en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie.Des centaines de milliers de mètres carrés de zones dangereusesont fait l’objet d’enquête, de marquage ou de déminage et, dansde nombreuses régions, les services de lutte contre les mines desprogrammes de la FSD ont constitué un soutien direct à des agenceshumanitaires et de développement. Des milliers de résidus explosifsde guerre ont été détruits. Dans de nombreuses zones nettoyées parla FSD, les conditions de vie de la population locale s’améliorent dejour en jour. La FSD a par ailleurs renforcé son expertise techniqueen embrassant de nouveaux domaines tels que le déminage sousmarin.Mais des changements plus fondamentaux sont actuellement à l’œuvre, à mesure que le marché de la lutte contre les mines semble seconsolider. Aujourd’hui, cette lutte est en effet devenue une industrie qui brasse des millions de dollars. Les frontières entre déminagemilitaire, commercial et humanitaire sont de plus en plus floues. Surle marché du déminage humanitaire, les principaux acteurs sont àprésent d’une part, de grandes sociétés de déminage commercial et,editorial2007 was the 10th anniversary of the FSD, and an extremely busyyear for it, with highly effective mine action operations in Africa, theMiddle East and Asia.Hundreds of thousands of square meters of dangerous zones weresurveyed, marked or cleared, and in many areas FSD programmesdirectly supported humanitarian and development agencies withmine action services. Thousands of landmines and other explosiveremnants of war were destroyed. In many areas where the FSD hascleared land, the living conditions of the local population are improving by the day. The FSD has also developed its technical expertiseand moved into new areas such as underwater demining.But there are more fundamental changes in the air as the mine actionmarket appears to be consolidating. Today, Mine Action has becomea multi-million dollar industry. The lines between military, commercial and humanitarian demining are increasingly blurred. The majormarket players in humanitarian demining are now big commercialdemining companies on one hand, and the UN system on the other.Many western donors appear to derive comfort by increasingly channeling their funds through the UN system. Fierce competition formoney and work is now the norm. Price has become the overridingde l’autre, le système de l’ONU. Dès lors, de nombreux donateursoccidentaux semblent se rassurer en canalisant de plus en plus leursfonds à travers les structures onusiennes. Une féroce compétitionpour obtenir fonds et mandat est désormais la règle. Le prix est ainsidevenu le critère primordial pour l’attribution de contrats de luttecontre les mines.Lorsque nous avons lancé notre premier projet de déminage enBosnie en 1998, les organisations de déminage humanitaire – quiétaient à l’époque peu nombreuses – se rendaient dans les paystouchés par les mines, évaluaient les besoins, fixaient priorités etobjectifs, rédigeaient une proposition et cherchaient à obtenir desfinancements bilatéraux de gouvernements occidentaux. Dès que lefinancement était assuré, elles mettaient en œuvre leurs programmes dans l’intérêt des populations vivant sous la menace des mines.Ces organisations humanitaires ajoutaient de la valeur au simpledéminage en élaborant des projets de renforcement des capacitésnationales ou en intégrant dans leurs programmes d’autres objectifshumanitaires et de développement.Cette époque où les ONG élaboraient et mettaient en œuvre leur propre programme, conçu sur mesures pour les besoins spécifiques d’ungroupe de bénéficiaires, semble à présent révolue. Aujourd’hui, si lesopérateurs de la lutte contre les mines veulent travailler, ils doiventaller là où se trouve l’argent et mettre en œuvre des programmesplacés sous le système de qualité totale des Nations Unies. Ce necriteria for awarding mine action contracts.When we started our first demining project in Bosnia in 1998, humanitarian mine action organizations – and there were fewer ofthem then – traveled to mine affected countries, assessed needs,set priorities and objectives, wrote a proposal for action and soughtbilateral funding from western governments. As soon as funds weresecured, they implemented their programmes to the benefit of populations living under the threat of landmines. Humanitarian deminingorganisations added value to mere demining by developing nationalcapacity building projects, or by integrating other development andhumanitarian objectives into their programmes.Gone are those times when NGOs developed and implemented theirown programme tailor made for the specific needs of a group of beneficiaries. If mine action operators want to work today, they have togo where the money is, and implement programmes under the totalquality system of the UN. Lawyers and technicians are setting thetargets and monitoring the results instead of experienced humanitarian and development experts.This new world order of the demining industry has brought advantages, such as standards. But it comes at a hefty price. Competitionfor funds between UN mine action centers has become the norm,with the latter often getting the wrong end of the stick. The few mineaction NGOs that are still going strong are those that are backed bya solid funding base, often by their host government.Editorial

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sont plus des experts du développement et de l’action humanitaireexpérimentés qui fixent les objectifs à atteindre et contrôlent lesrésultats, mais des juristes et des technocrates.Ce nouvel ordre mondial de l’industrie du déminage a apporté desavantages, par exemple des normes. Mais à quel prix ! La concurrence entre les centres de lutte contre les mines des Nations Uniespour obtenir des fonds est devenue la règle, souvent au détrimentdes dernières. Les rares ONG de lutte contre les mines qui ont réussià se maintenir sont celles qui disposent d’une solide base de financement et d’un soutien sans faille par le gouvernement de leur paysd’accueil.Le Soudan a été la plus importante opération de la FSD de ces dernières années. Nous sommes parvenus à plusieurs reprises à obtenirdes contrats et avons de plus en plus investi dans des engins etvéhicules de déminage de haute technologie – une condition sinequa non pour rester compétitif. Le tout dernier investissement a étél’acquisition, à la demande spécifique des Nations Unies, d’enginsde déminage de qualité supérieure qui devront être amortis sur unedurée fixe de 5 ans.En mars 2007, l’un des engins de déminage de pointe Minewolf,détenu par la FSD, a été gravement endommagé après avoir prisfeu alors qu’il opérait en terrain difficile. Nous avons acquis unenouvelle machine et avons affrété un avion pour la faire venir d’Allemagne. Moins de trois semaines après l’accident, le Minewolf étaitde nouveau opérationnel. Il s’est toutefois avéré par la suite que lacompagnie d’assurances refusait d’assurer le sinistre.Mais nos ennuis au Soudan ne se sont pas arrêtés là. Quelques moisà peine après le démarrage de l’opération pour les Nations Unies, lebailleur de fonds a choisi de faire un nouvel appel d’offres pour tousles contrats de déminage, avec de nouveaux critères et, pour finir,des procédures de soumission inhabituelles. Les engins Minewolfn’étaient plus exigés et les contrats sont allés à des concurrentsayant fait une offre plus basse.C’est ainsi que, vers la mi 2007, nous avons dû démanteler laplupart des infrastructures dont nous disposions au Soudan et nousdéfaire de centaines de membres du personnel de déminage qualifiés qui avaient tous été formés par la FSD. Des années de développment de capacités ont ainsi été purement et simplementgaspillées.Mais c’est sans doute le Soudan qui a le plus perdu dans l’aventure,le déminage dans de nombreuses régions du pays ayant virtuellement cessé pendant le reste de l’année: sous l’œil attentif de l’organe de coopération de l’ONU pourvu d’un personnel pléthorique, lesnouveaux adjudicataires se sont démenés pour déployer des opérations dans cet environnement exceptionnellement difficile et, mêmeà la fin de l’année, la plupart d’entre eux n’étaient pas parvenus àêtre productifs. Les engins de qualité de la FSD ont été remplacéspar des solutions plus économiques qui, dans la plupart des cas,Sudan has been the most important FSD operation of the last fewyears. We have repeatedly managed to secure contracts, and have increasingly invested in high-tech demining machines and vehicles – apre-requisite for doing UN mine action business in this country. Thelatest investment has been the acquisition of high quality deminingmachines, at the specific request of the UN, to be depreciated overa fixed period of 5 years.In March 2007, one of the sophisticated Minewolf demining machines, operated and owned by FSD, caught fire while running in difficult terrain and was severely damaged. We purchased a new primemover and flew it by chartered aircraft from Germany to Sudan. Lessthan three weeks after the accident, the Minewolf was back in operation. As it turned out later however, the insurance company refusedto cover the damage.But our misfortunes in Sudan did not stop there. Only months intothe new UN contract, the paymaster chose to re-tender all demining contracts, with changed criteria and ultimately bizarre biddingprocedures. Minewolf machines were no longer demanded, and thecontracts went to low price contenders.Therefore by the middle of 2007, we had to dismantle most of theinfrastructure in Sudan and shed hundreds of skilled demining staffwho had all been trained by FSD. Years of capacity development weresimply wasted.The biggest loss however was probably for Sudan, as demining inmany parts of Sudan came virtually to a halt for the rest of the year:Under the watchful eye of the fully staffed UN coordination body, thenew contractors struggled to set up operations in this exceptionallydifficult environment, and most of them did not manage to becomeproductive even by the end of the year. FSD’s quality machines werereplaced with cheaper alternatives that in most cases failed to deliver. Overall, it is hard to see how any of the contractors could havecovered their costs in these circumstances. but then, the race willsoon be on for a new round of competitive tenders.In view of these fundamental changes in our industry, the FSD islooking to diversify and is studying opportunities for projects in thearea of weapons removal, disaster preparedness and other relatedfields.As a matter of fact, the core competency of the FSD is not just technical mine clearance, but rather developing and implementing technical projects in harsh environmental and security conditions. We areconvinced that our management and organizational skills will be putto good use in other areas in addition to traditional mine action.There certainly is a need to constantly adapt to new demands andchallenges, induced by changes in the industry as such.The challenge in 2008 will be to re-focus mine action activities, andto develop new projects in both mine action and related fields. FSDwill be looking for new partnerships with donors who do not find theirvalue for money objectives in industrialized UN mine action. Fondation Suisse de Déminage Annual Report 2007

n’ont pas pu tenir leurs promesses. Dans l’ensemble, on voit malcomment les adjudicataires auraient pu rentrer dans leurs frais dansces circonstances. mais on s’achemine déjà vers une nouvelle séried’appels d’offres concurrentielles.Eu égard aux changements fondamentaux survenus dans notre secteur, la FSD cherche à présent à diversifier ses activités et elle étudiecertaines possibilités pour des projets dans le domaine du désarmement, de la préparation aux catastrophes et d’autres domainesconnexes.En effet, la principale compétence de la FSD ne se limite pas à latechnique du déminage, mais englobe l’élaboration et la mise en œuvre de projets techniques dans des conditions de sécurité et d’environnement particulièrement difficiles. Nous sommes convaincus quenos aptitudes en termes de gestion et d’organisation seront mises àbonne contribution dans d’autres domaines que celui du déminagetraditionnel.En 2008, le défi sera de recentrer les activités de lutte contre lesmines et d’élaborer de nouveaux projets dans ce secteur et dans desdomaines connexes. La FSD cherchera à nouer de nouveaux partenariats avec des donateurs qui ne trouvent pas leur compte dans ledéminage industrialisé des Nations Unies.Malgré les difficultés rencontrées, nous avons tout lieu d’être fiersde contribuer à faire du monde un endroit plus sûr - même s’il restetant à faire !Despite the difficulties encountered, we are still proud to help makethe world a safer place, and there is still much to be done!We are also pleased to acknowledge that our new-born French sister– FSD France – has started operations in Lebanon. FSD France hassuccessfully assisted war victims throughout the year and also secured a EC contribution to continue clearing cluster bombs left overfrom the most recent war.Once more, we would like to thank all our donors for their continuedsupport, and our national and international staff for their professional work.Nous avons par ailleurs le plaisir de constater que notre organisationsœur qui vient de voir le jour – FSD France – a démarré ses opérations au Liban. Tout au long de l’année, FSD France a réussi à aiderdes victimes de la guerre. Elle a aussi obtenu une contribution de laCommunauté Européenne pour la poursuite du nettoyage des bombes à fragmentation héritées de la toute dernière guerre.Une fois encore, nous aimerions remercier tous nos donateurs pourleur soutien permanent et l’ensemble de notre personnel local etinternational pour le professionnalisme dont il a fait preuve dansson travail.Henri LEUPrésident, PresidentHansjörg EBERLEDirecteur général, Director GeneralEditorial

ProgrammesTADJIKISTANLe Tadjikistan jouit depuis 2001 d’une stabilité politique prolongée, qui a permis au pays dese lancer dans d’importantes activités de développement économique, et ce même dans leszones rurales. Bien qu’il demeure l’un des paysles plus pauvres d’Asie centrale, le Tadjikistann’en est pas moins l’un des 155 signataires duTraité d’Ottawa. Officiellement recensé parmiles pays touchés par les mines avec plus de603 victimes enregistrées depuis 1992, il a unbesoin urgent de déminage. Sa pollution pardes mines est le résultat de la guerre civile quia duré de 1992 à 1997, au cours de laquelleles forces soviétiques et ouzbèques ont posédes mines tout le long de ses frontières. Lesforces armées de l’ex-Union soviétique ont parailleurs utilisé trois types de bombes à sousmunitions au cours de la dernière guerre.ProgrammesTAJIKISTANTajikistan has been enjoying sustained political stability since 2001, and this in turn hasenabled the country to initiate important economical development activities, even in ruralareas of the country. Although it is still one ofthe poorest countries in Central Asia, Tajikistanis also one the 155 signatories to the OttawaTreaty. It is officially listed as a mine-affectedcountry and, with more than 603 casualtiesrecorded since 1992, it has an urgent needfor mine clearance. Tajikistan is contaminatedwith mines as a result of civil war in 19921997 and mine-laying along its borders bySoviet and Uzbek forces. The armed forces ofthe former Soviet Union also used three typesof cluster bomb during the last war.As the only international mine action organisation in Tajikistan, the FSD has been playing an Fondation Suisse de Déminage Annual Report 2007Seule organisation internationale de luttecontre les mines présente au Tadjikistan, laFSD joue un rôle actif depuis 2002, travaillanten partenariat avec l’OSCE (Organisation pourla sécurité et la coopération en Europe). En2007, le programme de la FSD a employéprès de 180 Tadjiks, dont 5 équipes de déminage manuel, 1 équipe d’enquête techniqueet 6 équipes de travail avec des chiens détecteurs de mines dirigeant au total 12 bergersallemands.capacités nationales de nettoyage des zonesminées en exploitant les informations obtenues de la base de données de l’IMSMA, quiauront été fournies par les équipes d’enquête.Le système IMSMA, qui doit être installé auCentre tadjik de lutte contre les mines, servira à l’établissement des priorités, à la cartographie et à l’élaboration d’un plan nationalde lutte contre les mines. La FSD soutient leTadjikistan dans son objectif de déclarer lepays exempt de mines d’ici avril 2010.Pour un Tadjikistan exempt de minesd’ici 2010Déminage et enquête sur les zonesprésentant un impact dedéveloppement élevéDe concert avec ses principaux donateurs,l’OSCE, l’ACDI et l’Allemagne, la FSD s’estdonnée pour but d’aider le Tadjikistan à remplir ses obligations au titre du Traité d’Ottawa, notamment celles relatives à l’Article 5(nettoyage des zones minées) et à l’Article 7(transparence des rapports donnant des précisions sur toutes les zones minées). L’un desprincipaux objectifs de ce projet est d’œuvreravec les autorités tadjiks au renforcement desactive role since 2002, working in partnershipwith the OSCE (Organisation for Security andCo-operation in Europe). In 2007, the FSDprogramme employed nearly 180 Tajik staff,including 5 manual clearance teams, 1 surveyteam and 6 mine detection dog teams with atotal of 12 German shepherds.For a mine-free Tajikistan by 2010Together with its main donors the OSCE, CIDAand Germany the FSD’s intention in Tajikistanis to assist the country to meet its obligationsunder the Ottawa Treaty, particularly those relating to Article 5 (clearance of mined land)and Article 7 (transparency reports, includingdetails of all mined areas). One of the mainaims of this project is to work with the TajikAuthorities to build a national capacity to clearmined areas using data from the IMSMA database, which will have been supplied by theSurvey teams. The IMSMA system is to be located at the Tajik Mine Action Centre (TMAC)for use in the setting of priorities, map-makingand the creation of a Tajik mine action plan.D’octobre à décembre 2007, l’OSCE a financéune enquête pilote de 3 mois. La FSD a ainsiformé et déployé une équipe d’enquête générale pour procéder à une nouvelle évaluationd’une partie des zones suspectées dangereuses restant à nettoyer. Le Centre tadjik de luttecontre les mines soupçonnait qu’il pouvait encore y avoir jusqu’à 25 km2 de surface contaminée. Grâce au projet d’enquête pilote, lesThe FSD intends to support Tajikistan in itsgoal of having the country declared mine-freeby April 2010.Demining and surveying areas with a highdevelopment impactFrom October until December 2007, the OSCEfunded a 3-month pilot survey project. So theFSD trained and deployed a general surveyteam in order to reassess part of the Suspected Hazardous Areas (SHA) left for clearance.The Tajikistan Mine Action Centre suspectedthat up to 25 square kilometres of land mightbe contaminated, however as a consequenceof the pilot survey project 68% of the initialsize of SHA was released by survey. There arealso plans to continue the “release by survey”survey project in 2008 along with all the otheractivities.A Mine Detection Dog centre funded by theCanadian International Development Agency(CIDA) via the OSCE opened in April 2006and, in June, it received 12 dogs purchasedby UNDP and trained by Afghanistan’s Mine

zones suspectées dangereuses ont été réduites de 68%. Des plans prévoient également lapoursuite des activités d’évaluation des zonespotentiellement contaminées en 2008, parallèlement aux activités de décontamination.Un centre de chiens détecteurs de mines financé par l’Agence canadienne de développement international via l’OSCE a ouvert en avril2006 et a reçu en juin 12 chiens achetés parle PNUD et entraînés par le Centre de chiensdétecteurs de mines d’Afghanistan ainsi quepar 13 maîtres-chiens tadjiks. Les chiens sontutilisés par des équipes d’enquête pour desopérations de réduction des zones dangereuses. 2007 a été la première année complèted’opérations utilisant 6 équipes de chiens détecteurs de mines. Ces équipes travaillaientsous la supervision directe d’un expert misà disposition par le gouvernement allemandà titre de soutien au Centre tadjik de luttecontre les mines.Les opérations de déminage ont continué avec5 équipes de déminage manuel dans les provinces centrales et dans la région de Gbao. Unsoutien suffisant des donateurs a permis à laFSD de déployer des équipes de déminage pendant toute la saison d’opérations allant de marsà novembre. La priorité du Centre tadjik de luttecontre les mines porte sur les zones de peuplement où les risques d’accidents sont élevés, lesterres à usage agricole, les terrains nécessairesau développement des infrastructures et à ladistribution des services collectifs essentielstels que l’eau et le combustible, et les terresrequises pour les besoins de la reconstructionet de l’établissement de la population.Le transfert de savoir-faire à tous les niveauxtechniques et d’encadrement du programmea été favorisé par la formation, l’entraînementet une responsabilisation progressive. Trois superviseurs tadjiks ont été formés et déployéssur le terrain, 170 membres du personnel ta-djik ont reçu une formation avancée, certainsd’entre eux étant promus aux niveaux de chefd’équipe et de superviseur. Le nombre d’expatriés a été réduit au strict minimum requispour garantir la qualité et la sécurité dans toutes les activités.L’association de plusieurs procédés complémentaires de lutte contre les mines tels queles enquêtes d’impact, le déploiement d’équipes travaillant avec des chiens détecteurs demines, le nettoyage des mines et des résidusexplosifs de guerre et le contrôle de qualitéont permis de rendre à la population 693 012m2 de terres sécurisées. La poursuite de cesopérations devrait permettre au Tadjikistand’atteindre son but consistant à libérer le paysde toutes les mines terrestres conformémentau Traité d’Ottawa d’ici 2010.moted by training, coaching and gradual shiftof accountability. Three Tajik supervisors weretrained and deployed in the field, 170 Tajikstaff received advanced training and someof them were promoted to team leader andsupervisor levels. The number of expatriateswas reduced to the strict minimum requiredin order to ensure quality and security in allactivities.The combination of complementary mine action tools such as impact surveys, deploymentof the mine detection dog teams, mine andEWR clearance and quality control allowed693’012 square meters of safe land to behanded over to the population. Continued operations with the same, enhanced capacitiesshould allow Tajikistan to achieve its goal offreeing the country from all landmines according to the Ottawa Treaty by 2010.Réduction de zone grace à un chien détecteur de minesArea reduction with a mine detection dogDetection Dog Centre, along with 13 Tajikhandlers. The dogs are used by survey teamsfor area reduction operations. 2007 was thefirst full year of operations with 6 Mine Detection Dog teams. The MDD teams were workingunder the direct supervision of a Mine Detection Dog expert which the German government provided as an in-kind contribution tothe Tajikistan Mine Action Centre.Clearance operations continued with 5 manual clearance teams in the central provincesand in the Gbao region. Sufficient donor support allowed the FSD to deploy clearanceteams throughout the demining season fromMarch to November. The TMAC’s deminingpriority is settled land where there is a high orpotentially high risk of casualties, land usedfor agricultural purposes, land needed for theexpansion of infrastructures and the deliveryof essential community services such as waterand fuel, and land required for reconstructionand population settlement purposes.Transfer of know-how at all technical andmanagerial levels of the programme were pro-Tadjikistan TajikistanPersonnel expatrié International Staff: 4Personnel national National Staff: 170Mines AP/AT détruites Destroyed AP/AT mines: 2’109ERW détruits Destroyed ERW:753Surface réhabilitée Released land:Dépenses Expenditures:693’092 m2CHF 1’849’102Principaux donateurs: OSCE, Canada, USA et Corée duSud via OSCE, Allemagne, GGLA AutricheMain donors: OSCE, Canada, USA and South-Coreathrough OSCE, Germany, GGLA AustriaProgrammes

SRI LANKALe Sri Lanka souffre d’une forte pollution parles mines terrestres et les résidus explosifsde guerre, héritage de deux décennies deconflit armé entre le gouvernement et lesTigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE)cherchant à obtenir une patrie séparée auNord et à l’Est du pays. Ces mines et résidusreprésentent un frein important à la reconstruction économique et un obstacle immédiatSRI LANKASri Lanka is extensively contaminated bylandmines and explosive remnants of war(ERW) resulting from two decades of armedconflict between the government and the Liberation Tigers of Tamil Eelam seeking a separate homeland in the north and east. Minesand ERW pose a serious long-term challengeto economic reconstruction and an immediate obstacle to the resettlement of peopledisplaced by the conflict (IDP). In 2007, civil Fondation Suisse de Déminage Annual Report 2007à la réinstallation des personnes déplacéespar le conflit. En 2007, des troubles civilset des violences ont connu une nouvelle escalade, qui a mis fin à l’accord de cessez-lefeu début 2008. La situation en matière desécurité est demeurée tendue dans de nombreuses régions du pays. Des opérations de laFSD ont été financées par les gouvernementsde l’Australie, du Japon, de la Suisse et desEtats-Unis.Des performances élevées de déminagemanuel et de déminage mécanique endépit des problèmes de sécuritéunrest and violence escalated again, leadingto the end of the ceasefire agreement earlyin 2008. The security situation has remainedtense in many regions of the country. FSDoperations have been financed by the governments of Australia, Japan, Switzerland andthe USA.reduced immediate access by FSD teamsto contaminated land. Despite the securityobstacles, FSD teams have continued toachieve a consistent performance in mechanical, manual and survey operations. Besides the planned tasks, Government Agentshave requested FSD to assist with emergencydemining operations for IDP resettlement inthe East of the country. In 2007, FSD teamsdoubled their area of intervention and wereactive in four of the seven mine and ERW affected districts of Sri Lanka: Vavuniya, Man-High mechanical and manual deminingperformance despite security problemsSignificantly increased fighting in the districts of Vavuniya and Mannar have oftenL’augmentation importante des combats dansles districts de Vavuniya et de Mannar ont souvent limité l’accès immédiat des équipes de laFSD aux terrains minés. Malgré les obstaclesliés à la sécurité, ces équipes ont continué àobtenir de bons résultats en termes de déminage manuel et mécanique ainsi qu’en matièred’évaluation des terrains affectés. Outre les

tâches prévues, plusieurs agences gouvernementales ont demandé à la FSD de mettre enoeuvre des opérations de déminage d’urgencepour permettre la réinstallation dans l’Est dupays de personnes déplacées dans leur proprepays. En 2007, les équipes de la FSD ont multiplié par deux leur zone d’intervention et ontdéployé leurs activités dans quatre des septrégions du Sri Lanka touchées par les mineset les résidus explosifs de guerre : Vavuniya,Mannar, Trincomalee et Batticaloa. À cause descombats en cours, les opérations ont dû cesserdans le district de Mannar mais elles ont continué à Vavuniya, se déplaçant progressivementvers la côte Est. À la fin de l’année, la violencegrandissante qui affectait les deux régions deMannar et de Vavuniya a sérieusement compliqué la programmation de nouvelles opérationsimportantes de lutte contre les mines.En 2007, la FSD a obtenu un financement dugouvernement japonais pour les frais d’exploitation de quatre engins mécaniques qui ontconsidérablement accru la productivité dunettoyage. En novembre, un nouveau projet dedéminage a démarré dans la province orientale grâce à un financement du Départementd’Etat américain.Enquête et nettoyage d’urgence des mineset des résidus explosifs de guerre pour laréinstallation en toute sécurité de personnesdéplacées dans leur propre pays (IDP)Les opérations de déminage d’urgence pourfaciliter le repeuplement de certaines régionsorientales du pays ont constitué la principalepriorité du gouvernement sri lankais au coursdu premier semestre 2007.En 2007, les activités d’enquête et de déminage de la FSD dans le district de Vavuniyaont permis : la construction d’un entrepôt de nourrituredu Programme alimentaire mondial ; la réinstallation et la reprise d’activités agricoles de 238 familles ; la remise en état de l’enceinte de la Sociétépour le développement rural ; la remise en état de l’enceinte d’un templehindou.Dans le district de Mannar, la surface nettoyée par la FSD a permis la remise en étatd’une école publique mixt

d’accueil. le Soudan a été la plus importante opération de la FSD de ces der-nières années. nous sommes parvenus à plusieurs reprises à obtenir des contrats et avons de plus en plus investi dans des engins et véhicu